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Ravitaillement en trail : quoi manger et à quel moment

Ravitaillement en trail : quoi manger et à quel moment

Les notions à retenir

  • Glucides complexes : privilégier les sucres à index glycémique bas pour une libération d’énergie progressive et éviter les crashes.
  • Digestion facile : les purées énergétiques fluides et naturelles réduisent les troubles digestifs en cas d’effort intense.
  • Ingrédients naturels : opter pour des produits bio sans additifs pour limiter les irritations et respecter l’environnement.
  • Électrolytes : compenser les pertes salines via des boissons ou compléments pour éviter crampes et déshydratation.
  • Compotes bio : alterner entre saveurs sucrées et salées pour lutter contre la saturation sensorielle en ultra-endurance.

Vous êtes là, à 1800 mètres d’altitude, le souffle court, les jambes lourdes, et soudain, l’idée de mâcher quoi que ce soit vous soulève l’estomac. Ce n’est pas la fatigue musculaire qui va vous stopper, mais bien la digestion. En ultra-trail, on sous-estime souvent l’impact de la nutrition sur la performance - pourtant, c’est elle qui décide, bien plus que les chaussures ou l’entraînement, si vous franchirez ou non la ligne d’arrivée. Et si le problème ne venait pas de votre endurance, mais de ce que vous mettez dans votre sac ?

Les bases d'une stratégie nutritionnelle efficace en ultra-endurance

Ravitaillement en trail : quoi manger et à quel moment

Maintenir une glycémie stable sans pics d'insuline

On connaît tous cette sensation : un coup de fouet après un gel sucré, suivi d’un crash brutal 20 minutes plus tard. C’est le piège des sucres rapides - glucose, sirop de glucose, maltodextrine - qui provoquent des pics d’insuline, puis des hypoglycémies réactionnelles. En endurance longue durée, ce cycle est dévastateur. L’idéal ? Opter pour des glucides complexes issus de fruits et légumes, à index glycémique bas, qui libèrent l’énergie progressivement. C’est là que la qualité des ingrédients entre en jeu.

La règle des 30 minutes : quand s'alimenter ?

Le secret n’est pas de manger beaucoup, mais souvent. Toutes les 30 minutes environ, une petite dose de glucides (entre 30 et 60 g/h, selon l’intensité) permet d’éviter le fameux « mur ». L’erreur classique ? Attendre d’avoir faim ou de se sentir faible. À ce moment-là, c’est déjà trop tard. Il faut anticiper, comme on le ferait avec un réservoir d’essence. Une stratégie simple : alterner les apports, fractionner les portions, et surtout, ne pas compter sur les ravitaillements officiels pour tout couvrir.

Optimiser la digestion pendant l'effort intense

Quand l’effort s’intensifie, le flux sanguin quitte le tube digestif pour alimenter les muscles. Résultat : la digestion devient compliquée. Les textures trop épaisses ou trop sèches passent mal. C’est là que les purées fluides, faciles à avaler sans mâcher, font toute la différence. Pour éviter les remontées acides ou les ballonnements, la composition compte autant que la texture. L’absence de maltodextrine et d’additifs chimiques réduit fortement les troubles digestifs. Et certaines recettes, enrichies en huile d’olive, protègent naturellement la muqueuse gastrique.

  • Hydratation régulière par petites gorgées : boire souvent, même sans soif
  • ✅ Apport d’électrolytes (sodium, magnésium, potassium) pour compenser les pertes
  • Éviter la monotonie : alterner les saveurs pour prévenir l’écoeurement
  • ✅ Gérer le ratio glucose/fructose pour optimiser l’absorption intestinale
  • Écouter son corps : soif, crampes, nausées sont des signaux à ne pas ignorer

Pour éviter les pics de glycémie et l'écoeurement du sucre, tester les les purées énergétiques Baouw permet d'apporter un carburant stable et naturel durant les sorties longues. Leur texture semi-solide, associée à une base de patate douce, carotte ou poivron, facilite l’ingestion sans forcer la mastication. Et grâce à leur format refermable, on peut doser l’apport selon les besoins réels - un vrai plus sur un terrain technique.

Varier les plaisirs : l'alternance entre le sucré et le salé

L'intérêt des saveurs salées sur le long cours

Après quatre ou cinq heures d’effort, le cerveau saturé de sucre refuse souvent les compotes classiques. C’est là que le salé prend tout son sens. Une purée à base de légumes, légèrement relevée, peut relancer l’appétit et stimuler la soif - un point crucial en cas de déshydratation. Le sel favorise aussi la rétention d’eau et prévient les crampes. Sur les courses longues, certains coureurs alternent une purée sucrée, puis une salée, pour garder le palais en éveil. Rien de bien sorcier, mais une vraie différence sur la durée.

Le rôle des ingrédients naturels et bio

Quand on passe 10, 15 ou 20 heures en montagne, chaque gramme de produit consommé a un impact. Les purées bio, sans additifs ni conservateurs, limitent les irritations digestives. Elles sont aussi plus respectueuses de l’environnement - un détail qui compte quand on évolue en milieu naturel. Les emballages à base de matière végétale, comme ceux issus de la canne à sucre, se dégradent mieux que le plastique traditionnel. Et puis, il y a ce petit plus : savoir que ce qu’on mange est bon, autant pour le corps que pour la planète.

Choisir son format de ravitaillement selon le profil de course

Gels, barres ou purées : quel matériel emporter ?

Le choix du format dépend du terrain, de l’intensité et de la durée. Sur un trail rapide et technique, la mastication devient vite pénible. Les purées ou gels fluides sont alors incontournables. En revanche, sur des portions de marche lente, une barre riche en fibres peut être plus satisfaisante. L’essentiel est d’avoir une stratégie adaptable.

L'importance des électrolytes et de l'hydratation

La perte en sodium par la sueur varie énormément d’un individu à l’autre - entre 400 et 1400 mg par litre. En cas de course longue par forte chaleur, le déficit peut mener à des troubles sérieux : crampes, nausées, voire hyponatrémie. Il faut donc compenser, non seulement avec de l’eau, mais avec des apports en sels minéraux. Pastilles, comprimés d’électrolytes ou boissons spécifiques font partie intégrante du protocole.

Tester son protocole à l'entraînement

Le jour de la course n’est pas le moment de tout découvrir. Ce qui marche pour un autre peut vous retourner l’estomac. Chaque organisme réagit différemment. L’idéal ? Simuler les conditions réelles lors de vos sorties longues : même dénivelé, même rythme, même alimentation. C’est là qu’on voit ce qui passe bien - et ce qui bloque. Et si une recette est élaborée par un chef doublement étoilé, ce n’est pas pour rien : le goût, la texture, l’équilibre, tout est pensé pour rester agréable, même après des heures d’effort.

🔄Type de produitMoment idéalAvantage principalEffort de digestion
🥄Purée énergétiqueEffort intense, terrain techniqueFacile à avaler, pas besoin de mâcherTrès faible
🍫Barre bioMarche en montée, pause courteSensation de satiété durableMoyen
💧Gel naturelRelance rapide, besoin immédiatApport rapide en glucidesFaible
🥤Boisson électrolytesHydratation continue, chaleurCompensation saline et énergétiqueTrès faible

Les interrogations majeures

J'ai souvent des remontées acides après 6h de course, est-ce dû à la texture des produits ?

Les remontées acides sont souvent liées à la composition, pas à la texture. Les additifs, acidifiants et conservateurs présents dans certains gels industriels irritent la muqueuse gastrique. Privilégier des produits sans maltodextrine ni sirop de glucose réduit fortement ces inconforts. Une base de fruits et légumes entiers, avec une touche d’huile d’olive, protège mieux l’estomac.

Quel budget moyen faut-il prévoir pour la nutrition d'un premier ultra-trail de 80km ?

Comptez entre 20 et 40 euros pour la nutrition solide d’un 80 km, selon le format choisi. Les purées bio coûtent généralement entre 2,50 et 3,50 € l’unité. Pour 8 à 10 prises, cela représente une part non négligeable du budget course. Mais c’est aussi un investissement en confort et performance - surtout si vous évitez les arrêts digestifs.

Sur mon dernier trail, je n'ai plus supporté le goût des compotes aux fruits, pourquoi ?

Il s’agit d’un phénomène classique appelé saturation sensorielle. Après plusieurs heures, les récepteurs du goût sucré s’engorgent, rendant toute saveur fruitée écœurante. Alterner avec des saveurs salées ou légumineuses permet de relancer l’appétit. C’est aussi une des raisons pour lesquelles certains athlètes optent pour des purées à base de patate douce ou de carotte.

C
Charlemagne
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